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Actualité/Economie/Alerte sur la dette des hôpitaux publics

 

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5 juin 2013 / Alerte sur la dette des hôpitaux publics

Le niveau d'endettement des hôpitaux publics inquiète l'Inspection générale des finances (IGF). D'après un rapport daté du mois de mars, « l'encours de prêts de moyen et long terme a quasiment triplé entre 2003 et 2011, passant de 9 milliards d'euros à plus de 24 milliards ». Les charges d'intérêts ont atteint cette année-là quelque 823 millions d'euros et ont été pratiquement multipliées par 2,5 sur les dix dernières années. En cause : les plans d'investissement Hôpital 2007 et Hôpital 2012, préconisés par le gouvernement. L'endettement des hôpitaux sert à financer des programmes de rénovation et à améliorer les équipements et systèmes informatiques.

     

 

 

 

Mais, d'après l'IGF, le niveau de dette devient insoutenable et rend « d'autant plus problématiques les conséquences de la crise bancaire et financière de l'automne 2008 pour le secteur hospitalier ». D'après le rapport, les établissements sont pénalisés par des taux d'intérêt élevés, causés par la frilosité des banques depuis la faillite de Dexia, premier financeur des hôpitaux. Pour l'IGF, « la réticence des banques semble fondamentalement liée à une appréciation du risque emprunteur des hôpitaux qui se dégrade ». Même si la grande majorité des hôpitaux n'a pas de problème de trésorerie, une vingtaine ferait face à une situation financière très tendue et plusieurs incidents de paiement ont été signalés. C'est le cas du CHU de Caen, contraint « de retarder des paiements courants, faute de trésorerie ». Pour l'IGF, une solution s'impose : « limiter fortement » le recours des établissements de santé aux emprunts bancaires de court terme. Les hôpitaux, dont l'essentiel des ressources proviennent de l'Assurance-maladie, bénéficient d'une « relative stabilité et prévisibilité de leurs flux de trésorerie », écrit l'IGF, ce qui rend le recours aux crédits de court terme « peu légitime ». De son côté, Bercy renforce sa surveillance sur les investissements des hôpitaux qui ont déjà commencé à reculer, l'objectif étant de les ramener à 4,5 milliards d'euros par an dans les dix prochaines années, contre 6 milliards aujourd'hui. Inquiet, Frédéric Valletoux, patron de la Fédération hospitalière de France, assure que cet encadrement renforcé des investissements entraîne « une multiplication des normes et procédures », et retarde « des investissements indispensables ». D'après lui, « le niveau de dette n'est pas un problème en soi si on le rapporte aux ressources des établissements ». Dans les colonnes des Échos ce mardi, le président de la fédération s'insurge surtout contre la volonté de l'IGF de « limiter le principe d'autonomie financière des hôpitaux », rappelant que les incidents « restent très ponctuels ». Il préconise plutôt la mutualisation de l'excédent de trésorerie des hôpitaux, qui atteint 2 milliards d'euros, afin de mutualiser les risques. « Malheureusement, le gouvernement n'a pas donné suite à cette proposition », déplore-t-il.

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