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9 juillet 2013 / Comment mieux protéger les avions des oiseaux kamikazes ?

Les collisions avec les oiseaux dans le domaine de l'aéronautique peuvent causer de sérieux dommages aux avions et, tout particulièrement, lorsqu'ils sont en phase de décollage ou d'approche des aéroports. Sur les 20 dernières années, ce sont plusieurs centaines de millions de dollars que l'Aviation Civile a dû supporter en raison de ce type d'impacts. C'est dans ce cadre qu'Aerolia, la filiale d'EADS spécialisée dans les aérostructures (fabrication de fuselages et de cockpits), travaille sur le projet SAMBA (Shock Absorber Material for Birdshield Application) portant sur le développement de boucliers de protection des chocs à l'oiseau de nouvelle génération pour les avions commerciaux et d'affaires.

     

 

 

 

" La résistance des structures d'aéronefs est devenue une priorité forte pour les avionneurs et les constructeurs d’aérostatiq ", explique Aerolia dans un communiqué. Comme " 20% des impacts d'oiseaux étant localisés sur les pointes avant des fuselages, explique le directeur de la R&T (Recherche et Technologies) d'Aerolia, Guillaume Vuillermoz, nous avons choisi avec nos partenaires du projet SAMBA de travailler sur les boucliers de choc à l'oiseau des cockpits d'avion ". Deux pistes seront explorées au travers des matériaux composites et métalliques ainsi qu'un angle de recherche hybride associant les deux compétences d'Aerolia. Le projet SAMBA a reçu l'appui officiel du gouvernement français. La réalisation de cet objectif passera par l'établissement de nouveaux modèles de boucliers et le développement de méthodes d'essais innovantes. Selon Aerolia, " ce nouveau concept de bouclier conduira à un niveau supérieur de performances afin d'alléger la structure de 10% à 20% pour le bouclier et ses sous-ensembles, et d'augmenter le niveau de sécurité global du cockpit ". Pour mener à bien le projet SAMBA, Aerolia a associé le tissu des PME à ses développements en Recherche & Technologies, à l'image d'Esteve (technologie de fusion laser de poudre d'aluminium), Ateca (fabrication de matériaux d'âmes), Nimitech (technologies innovantes pour les composants en composite) et Cedrem (modélisation du comportement à l'impact de matériaux alvéolaires et 3D absorbeurs d'énergie). EADS Innovation Work interviendra en tant qu'expert sur les matériaux utilisés dans les structures de résistance au choc. Enfin, Strativer (groupe HUTCHINSON) interviendra sur le procédé de production des boucliers. Deux laboratoires sont également impliqués dans SAMBA : l'Institut Clément Ader de Toulouse et l'Institut de Mécanique et d'Ingénierie de Bordeaux (I2M), sur les analyses numériques et les essais.

Selon la DGAC, 700 collisions en moyenne entre oiseaux et avions sont recensées en France chaque année dans l'aviation civile. 15% d'entre elles sont qualifiées de sérieuses (retards, dommages, incidents ou accidents). C'est le faucon Crécerelle (environ 205g) qui percute le plus les avions (165 cas entre 2006 et 2009), suivi de la buse variable (66) et de la mouette rieuse (64). La DGAC a recensé sur la même période deux collisions avec deux cigognes blanches (3,4kg) sur la même période. En 2009, les avions d'Air France ont été percutés 420 fois, ceux des autres compagnies 404. Depuis 1912, 90 avions civils ont été perdus en raison de collision avec des oiseaux dans le monde occasionnant plus de 300 victimes. Le plus récent est l'amerrissage d'un Airbus A320 dans l'Hudson à la suite d'une double ingestion d'oies (ou de bernaches) dans les réacteurs. En cas d'ingestion d'oiseaux, les causes les plus fréquentes d'accidents sont : une panne moteur ou une accélération-arrêt suivie d'une sortie de piste. "La plupart des collisions (environ 55% ) ont lieu pendant les phases d'atterrissage et de décollage, à une hauteur inférieure à 50 pieds (15,20m)", précise la DGAC. Et de noter que les incidents sérieux sont deux fois plus nombreux au décollage qu'à l'atterrissage. Enfin, les parties de l'aéronef les plus touchées sont dans l'ordre décroissant : les moteurs, le cockpit et les ailes.

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