Greedno, encyclopédie gratuite en ligne
Art

 

          Actualité          

          Suivez ici l'actualité de Greedno.fr sur facebook                  

Art   Economie   Environnement   Justice   Personnalité   Politique   Science   Société   Sport   Technologie

                  
                                                               

Art                                                                                                                                  << Jeux gratuits en ligne >>

 Art _______________________________________________________________________________________________

L’art n’a aucune utilisation pratique dans la vie quotidienne, l’art sert à produire la beauté c’est-à-dire, prendre du plaisir à contempler. Il existe 2 formes de beauté : artificielle et naturelle. Mais la beauté est totalement subjective. Il y a autant de définition du mot "beauté" que de gens à apprécier à contempler une œuvre d’art. Il est donc impossible de définir objectivement ce qu’est la beauté. La beauté naturelle n’est pas intentionnelle contrairement à la beauté artificielle. C’est ainsi que l’on nomme une chose Art pour la distinguer de l’effet naturel. L’Homme agrémente son corps pour le rendre plus jolie mais, l’agrément est juste un sentiment agréable et non de beauté car il n’y a pas de contemplation. Exemple : une tapisserie est un agrément contrairement à un tableau.

 

L'art parfait la vie en élevant l'âme du spectateur.

 

______________________________________________________________________________________________________

Classification des arts

Les grecs de l’Antiquité n’ont pas eu ni le concept ni le mot correspondant à « art », mais distinguaient parmi certaines activités, appelées « tekhne », celles qui étaient parrainées par les Muses, c’est-à-dire les 9 filles de Zeus :

  • Calliope : la poésie épique ;
  • Clio : l’histoire ;
  • Érato : la poésie érotique et lyrique;
  • Euterpe : la musique;
  • Melpomène : la tragédie ;
  • Polymnie : la pantomime, la rhétorique et les chants religieux ;
  • Terpsichore : la danse et le chant choral ;
  • Thalie : la comédie ;
  • Uranie : l’astronomie et la géométrie.

Ces activités artistiques sont toutes liées aux lettres, aux langages musicaux ou gestuels, mais pas aux arts plastiques (architecture, peinture, ...). Au VIIIe siècle av. J.-C., Hésiode (dans Théogonie) nous fait connaître leurs noms, mais c’est Platon (dans Ion) vers 401 av. J.-C., puis les néo-platoniciens, qui font des Muses les médiatrices entre le dieu et le créateur intellectuel. Cette conception de l’art (le poète est possédé, transi par le dieu) sera contestée par le classicisme de Nicolas Boileau, le mouvement de l’Art pour l’Art ou l’éloge de l’effort de Paul Valéry. Depuis le VIIIe siècle, la classification du savoir était différente et on ne distinguait pas les arts des sciences. Les 7 arts libéraux étaient classés en deux groupes désignant toute la matière de l'enseignement des écoles de l'Antiquité, mais également du Moyen Âge. Ils ont notamment été transmis par Alcuin, précepteur de Charlemagne et sont à l'origine de la réforme scolaire durant la Renaissance carolingienne. Les 7 arts libéraux sont :

  • le trivium (mot qui signifie les 3 chemins en latin concerne le pouvoir de la langue) : rhétorique, grammaire et dialectique ;
  • le quadrivium ((les quatre chemins du second degré et se rapporte au pouvoir des nombres) arithmétique, géométrie, astronomie et musique.

Ils sont définis l'un et l'autre dans ces deux vers mnémoniques :

« Gramm loquitur, Dia verba docet, Rhet verba colorat,
Mus canit, Ar numerat, Geo ponderat, Ast colit astra. »

« La Grammaire parle, La dialectique enseigne, la Rhétorique colore les mots, La Musique chante, l'Arithmétique compte, la Géométrie pèse, l'Astronomie s'occupe des astres. » Les arts du trivium sont considérés comme la base nécessaire pour maîtriser les arts du quadrivium. Le trivium est bien plus qu'apprendre à bien parler et d'utiliser la bonne syntaxe. Les arts libéraux trouvent leur origine dans les ouvrages de Martianus Capella (Ve siècle). C'est Cassiodore au VIe siècle qui leur a donné leur structure et qui a développé le trivium, qui regroupait les disciplines littéraires. Son contemporain Boèce définit le contenu du quadrivium, ou quadruple voie, qui regroupait les disciplines scientifiques. Le principe de ce rapprochement des sciences mathématiques semble avoir vu le jour assez tôt. Un fragment conservé du pythagoricien Archytas (vers 360 av. J.-C.) témoigne de l'existence de cette idée dans l'enseignement de Pythagore. Fragment 1 d'Archytas : « Les mathématiciens, à mon avis, savent bien discerner et comprendre comme il faut. Aussi, touchant la vitesse des astres, de leur lever et de leur coucher, nous ont-ils donné une connaissance claire, tout autant qu'en géométrie plane, en arithmétique et en sphérique, sans oublier non plus la musique. Car ces sciences semblent sœurs, puisqu'elles s'occupent des deux premières formes de l'être, qui sont elles-mêmes sœurs. » Plusieurs textes de Platon semblent évoquer un rapprochement de ces sciences. Il parle de l'astronomie et de l'harmonique comme « sciences sœurs ». Il distingue quatre sciences : science des nombres, géométrie plane, géométrie des solides, harmonique. Ce n'est qu'avec Boèce qu'apparaît le concept de quadriuium. Le terme s'inspire peut-être d'une expression de Nicomaque de Gérase qui parlait des « quatre sciences ». Le concept de quadrivium aura une postérité extrêmement importante dans l'enseignement médiéval.

Les 7 arts libéraux dans l'Hortus deliciarum d'Herrade de Landsberg, 1180.

Les arts mécaniques (activités manuelles) désignaient, outre les activités qui seront regroupées comme les Beaux-Arts (l’architecture, la sculpture, la peinture et l’orfèvrerie), toutes les activités qui transforment de la matière, celles qui relèvent des sept corps des marchands (qui n'étaient pas de simples négociants mais des fabricant) comme la Draperie, l'Épicerie, l'Orfèvrerie, la Mercerie, etc.., ainsi que beaucoup d'autres qui relevaient d'autres catégories comme la sidérurgie, la verrerie, la coutellerie, ..Les disciplines qui ont en commun la transformation d’une matière tangible (celles des artisans et des artistes - les artefices opposés aux artista pratiquant les arts libéraux) sont alors rangées parmi les « arts serviles ». Cependant Plotin au IIIe siècle (dans ses Ennéades) fait une apologie de l’activité de l’artiste et suit, au Moyen Âge, une certaine tradition reconnaissant à l’artiste la capacité de dépasser les seules réalités sensibles. La règle bénédictine terminera de réévaluer les arts mécaniques en leur affectant un quart de l'emploi du temps de tous les moines et en les portant à un très haut degré de perfectionnement dont témoignent l'architecture, les vins, ou les fromages français. Au IXe siècle, Jean Scot Érigène, le premier, utilise l'expression « arts mécaniques » dans son commentaire de Martianus Capella, sans toutefois les énumérer. Vers 1125, Hugues de Saint-Victor présente une liste plus précise : « Les sept arts mécaniques comprennent : la fabrication de la laine, l'armement, la navigation, l'agriculture, la chasse, la médecine et le théâtre.

Les nobles arts (activités propres à la noblesse, à leur apprentissage et à leur perfectionnement) désignaient le maniement des armes, les arts martiaux, l'équitation, la chasse, les jeux nobles comme la paume, la danse, le cérémonial, la quintaine, la stratégie, les échecs, etc..

Pendant la Renaissance italienne, le mot Arte désigne encore l’ensemble des gestes précis concernant une pratique maîtrisée (un métier) entre la science théorique et la pratique spontanée. Mais, avec la naissance de la notion d’artiste signant ses œuvres, il prend le sens plus moderne de Beaux-Arts. L’arte del disegno regroupe à cette époque les arts du volume (sculpture, architecture) et ceux de la surface (dessin, peinture, gravure), opposition que l’on retrouvera étymologiquement dans les expressions « arts plastiques » et « arts graphiques ». Le point commun de ces pratiques manuelles était alors l’action sur la matière. Dès le XVIIIe siècle, on ne se contente plus de donner une liste des arts, mais on cherche à élaborer leur système. En poursuivant ce but, la plupart des auteurs vont contre le sens commun, et selon leurs besoins amalgament, ignorent ou différencient. Au début du XIXe siècle, adoptant cette manière philosophique dans ses cours d’esthétisme donnés entre 1818 et 1829, Hegel distingue cinq arts. Il les classe en fonction de deux critères : l’expressivité et la matérialité. Ainsi il organise une double échelle allant de l'art le moins expressif mais plus matériel à l'art le plus expressif mais le moins matériel. Ces 5 arts forment le système organisé des arts réels. Cela donne :

À la fin du XXe siècle, la liste suivante se trouve bien établie et stabilisée à neuf, à l’image du nombre des Muses antiques :

  • 1er art : l’architecture ;
  • 2e art : la sculpture ;
  • 3e art : les «arts visuels» regroupe peinture, dessin
  • 4e art : la musique ;
  • 5e art : la littérature, dont la poésie ;
  • 6e art : les «arts de la scène» regroupe théâtre, danse, mime, et le cirque
  • 7e art : le cinéma (avec Ricciotto Canudo) ;
  • 8e art : les «arts médiatiques» regroupe radiodiffusion, télévision et photographie
  • 9e art : la bande-dessinée.

 

______________________________________________________________________________________________________

 

© 2013 - 2011 Greedno
UA-36419709-1