Economie/Consommateur/Rayonfruitslégumes

                                                                                                                                            

 

Attentes et comportements du client : rayon fruits et légumes

En 2008, 74,7% des volumes achetés le sont dans des grandes surfaces (34,8% dans les hypermarchés, 24% dans les supermarchés, 14,1% dans les magasins de hard discount), les autres circuits se partageant les 25,3% restants, notamment 15,7% sur les marchés, 7,5% chez les primeurs.

Comme en 1998, le cœur de clientèle reste constitué de ménages de plus de 50ans, de classe moyenne à supérieure, urbains, résidant plutôt dans le Sud et le Centre-Est. Les plus gros consommateurs de fruits et légumes frais sont les ménages composés de deux personnes ; les personnes isolées et les ménages avec des jeunes enfants restant sous-consommateurs.

92% des hommes et 87% des femmes déclaraient en 2002 manger quotidiennement moins de 5 fruits ou légumes. La part des produits transformés dans la consommation s’est accrue de façon importante : 95% des oranges sont désormais consommées sous forme transformée, notamment en jus et 50% des pommes.

 

Selon SECODIP :

Les clients s'approvisionnent une à deux fois par semaine en F&L, ce qui est peu pour des denrées périssables. Pour info : les clients de grande distribution font leurs courses quotidiennement pour 25% d’entre eux (essentiellement des seniors). Sur un total de produits alimentaires achetés, les F&L occupent une part de 10,9% en valeur. C'est un des rayons les plus fréquentés, il faut lui prêter attention car il reflète l’image du point de vente.

24% de la population préfère le marché pour les contacts humains, la confiance, la qualité des produits et leur fraîcheur. Ils réalisent des achats raisonnés et sont intéressés par les améliorations du rayon F&L : création d’un espace bio, contrôle étiquetage et qualité sanitaire des produits. 76% de la population sont adeptes du magasin dont :

  • -19% pour la qualité des produits, la proximité du magasin et sont intéressés par des améliorations du rayon.
  • -22% pour l’offre, la possibilité de regrouper les achats, les prix et réalisent des achats programmés et en fonction des promos.
  • -41% pour le libre choix des quantités et des produits, la praticité et la rapidité d’achat.
  • -57% n’est pas intéressé par des améliorations du rayon
  • -35% sans raisons particulières n’a pas de comportement d’achat caractérisé

 

Attentes des consommateurs sur le marché des innovations dans le secteur fruits et légumes (PEIFL).

Site Internet PEIFL

 

Critères d’appréciation de la qualité d’un produit alimentaire selon le « Baromètre de l’alimentation - Enquête BVA 2006 - 1025 personnes »

Les 4 briques composantes de la qualité des fruits et légumes (modèle PEIFL)

Il est bien établi aujourd’hui que le déterminisme de la qualité est multifactoriel : le végétal et son génome, les itinéraires de productions, les facteurs environnementaux (lumière, température, alimentation hydrique et azotée, micro-organismes,...), les conditions de transport et de stockage, les opérations de transformation, l’emballage, les conditions de conservation, les modes de cuisson,... Tous ces facteurs influencent le goût, l’apparence, la texture, la valeur nutritionnelle et l’impact santé et environnemental et le coût de production du produit dans notre assiette.

 

Maîtriser la qualité organoleptique jusqu’au point de vente

Dans le cas des fruits et légumes, la qualité gustative n’est pas toujours perçue comme étant au rendez-vous. Sur le site Internet Que Choisir, « ...les consommateurs sont avant tout lassés par l'impossibilité de trouver des fruits et légumes mûrs de bonne qualité ». Dans son rapport sur la qualité des fruits et légumes frais dans le commerce, adopté en 2000, le Conseil national de la consommation, qui réunit consommateurs et professionnels, préconise « d’orienter la recherche sur des variétés plus adaptées aux qualités gustatives souhaitées par les consommateurs, ainsi que sur les interactions variété-environnement en matière de goût et de qualités nutritionnelles. »

 

Démontrer le lien entre qualité nutritionnelle et la santé

Les fruits et légumes sont une source importante de fibres, vitamines et minéraux nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Les données de consommation alimentaire montrent un déficit d’apports de certains de ces composés par rapport aux apports nutritionnels conseillés. A ce titre, la consommation de fruits et légumes ne peut être qu’encouragée ».

 

Répondre aux attentes en matière de qualité environnementale

Le développement durable est un enjeu bien ancré dans la société. Les politiques publique françaises et mondiales se font l’écho de ces nouvelles attentes sociétales. En France, le Grenelle de l’Environnement a ainsi permis de définir plus de 200 mesures d’engagement pour lutter contre le changement climatique, gérer la biodiversité et préserver la santé et l’environnement. En matière d’agriculture, les engagements relatifs à la lutte contre le changement climatique et plus encore au développement d’agricultures diversifiées, durables et productives sont au coeur des enjeux de demain. Pour autant, la qualité environnementale ne se réduit pas à la réduction des intrants. D’autres thèmes doivent être accompagnés par la recherche : économies d’énergie, emballages (matériaux bio-sourcés, biodégradabilité, éco-conception), valorisation des déchets agricoles et organiques), traitement des effluents, maîtrise de l’usage de l’eau. La qualité environnementale des F&L n’est pas seulement un enjeu sociétal, c’est un véritable enjeu économique si l’on s’appuie sur la recherche et l’innovation, de produire de manière plus durable à un coût adapté aux contraintes de marché. Le prix que le consommateur sera prêt à payer pour cette qualité dépendra aussi de la mise en place d’outils permettant une mesure objective et donc un comparatif de la qualité environnementale, avec des produits imports par exemple.

 

Renforcer la qualité compétitive des productions

Le prix de vente (et donc d’une de ses composantes, le coût de production) est un critère important de l’appréciation de la qualité des F&L. Les fruits et légumes font aujourd’hui face à deux problématiques de prix : d’une part, la compétitivité forte de produits importés, en particulier de pays à bas coûts de main d’oeuvre et d’autre part les F&L souffrent d’une image, réelle ou perçue, de produits chers. La consommation des ménages défavorisés, généralement sous-consommateurs de fruits et légumes, est très réactive aux prix.

 

Dans un environnement compétitif mondial, la compétitivité de la filière F&L française doit en priorité se bâtir sur la qualité organoleptique, environnementale et nutritionnelle

 

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