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 Analyse technique ______________________________________________________________________

L’analyse technique (AT) est la plus ancienne méthode pratiquée pour analyser le comportement d’un marché. L’AT cherche à analyser la psychologie des acteurs du marché. Cette discipline se base sur les transactions boursières passées d’une société et non sur une appréciation des informations économiques et financières. L’AT se fonde sur l’étude historique des cours de bourse et leur représentation graphique dans le but de prévoir les mouvements des marchés. On va chercher à mettre en évidence des configurations spécifiques qui vont se répéter dans l’avenir. L’objectif de ces configurations est de permettre à l’analyste de détecter des mouvements tels que les départs en tendances, les phases de retournement… « La clé du futur se trouve dans le passé ». Les rouages de la psychologie humaine étant relativement stables, bon nombre d’études ont prouvé qu’en analysant certaines configurations passées, nous étions en mesure de déterminer les évolutions à venir. Les Japonais ont été les premiers à utiliser l'analyse technique pour faire du commerce financier sur l'un des plus anciens marchés à terme de la planète, à savoir celui du riz. Les Japonais ont commencé à traiter ce marché au XVIIe siècle. À cette époque, il arrivait que la récolte future de riz soit vendue à l'avance. Ces contrats étaient appelés contrats vides de riz. C'est l'origine du marché à terme qui engendra une forte spéculation qui engendra elle-même l'analyse technique japonaise. Munehisa Homma (1724-1803) découvrit que les marchés étaient influencés par la psychologie et les émotions des intervenants. La perception des récoltes pouvait être très différente de la réalité. Homma pourrait être à l'origine de la représentation en chandeliers japonais qui semble apparue à la fin du XIXe siècle au Japon. Cette technique est restée méconnue aux yeux de l'Occident jusqu'en 1990 lorsque Steve Nison la dévoile à la suite d'un voyage professionnel au Japon. Jesse Livermore, dont l’aventure boursière est racontée dans les Mémoires d’un spéculateur, étudie la psychologie du marché sur la base de son expérience personnelle et découvre des similitudes dans certaines situations qui lui permettent de prévoir des retournements de tendances. En cela, on peut le voir comme un précurseur de l’analyse technique. Mais ce fut à la fin du XIXe siècle qu'apparurent les premières grandes théories : la théorie de Dow par Charles Dow, la théorie des vagues d’Elliott de Ralph N. Elliott et la théorie des angles de Gann par William D. Gann. Au début des années 1990, les analystes techniques recommencent à publier des livres et articles et popularisent leurs méthodes de gestion. Certaines de ces publications descendent directement des travaux des pères fondateurs, d’autres apportent leurs propres contributions à la théorie en créant de nouveaux outils comme les oscillateurs.

Les graphiques boursiers

  • La courbe continue
  • Le graphique en barres ou BarChart
  • Les Bougies japonaises, Chandeliers ou Candlesticks
  • La représentaton des volumes

Les points pivots

Théories chartistes

  • Théorie Dow
  • Les vagues d'Elliot
  • Les tendances
  • Notion de divergence
  • Canal de tendance
  • Retracement et speedline
  • Les figures chartistes : biseau ascendant et biseau descendant
  • Les figures chartistes : élargissement ascendant à angle droit et élargissement descendant à angle droit
  • Les figures chartistes : biseau d’élargissement descendant et biseau d’élargissement ascendant
  • Les figures chartistes : triangle ascendant et triangle descendant
  • Les figures chartistes : épaule tête épaule (ETE) et épaule tête épaule inversée ETEI
  • Les figures chartistes : tasse avec anse
  • Les figures chartistes : sommet en Adam et Eve Et creux en Eve et Adam
  • Les figures chartistes : rectangle
  • Les figures chartistes : diamant
  • Les figures chartistes : double sommets
  • Les figures chartistes : drapeau
  • Les figures chartistes : fanion
  • Les figures chartistes : rounding bottom
  • Les figures chartistes : V bottom et V top
  • Les figures chartistes : rounding top

Les indicateurs de suivi de tendance

  • Les moyennes mobiles
  • Parabolique SAR (stop and reversal)
  • MACD (Moving Average Convergence Divergence)
  • DMI (Directional Movement Index)

Les oscillateurs

  • L'index de force relative (RSI)
  • L'oscillateur stochastique
  • Le CCI (Commodity Chanel Index)
  • L’oscillateur Williams %R
  • Le momentum
  • Le Rate Of Change (ROC)

Les indicateurs volumiques

  • L’On Balance Volume (OBV)
  • L’accumulation/distribution volume
  • Chaikin money flow

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Les graphiques boursiers

La représentation visuelle de l'historique d'une action est de loin la plus parlante ; on peut lire sur un graphe le passé de la société, ses hauts et ses bas. De plus, il est rassurant d'observer la courbe de l'action avant de prendre une décision. La représentation graphique est également la base de l'analyse technique. Les analystes quantitatifs y dressent leurs tendances et tracent leurs indicateurs mathématiques. Dans ce domaine, un dessin vaut mieux qu'un long discours. Les toutes premières représentations graphiques sont apparues au Japon au cours du XVIIème siècle. Leur objectif était de chercher à couvrir l’évolution des prix du riz à l’aide des chandeliers japonais. Par la suite, l’analyse chartiste traditionnelle s’est développée aux Etats-Unis au XIXème siècle par le biais de Charles DOW (fondateur du Dow Jones). Charles DOW a été le premier à distinguer des tendances récurrentes et reproductibles de façon empirique. L’analyse graphique moderne est apparue dans les années 70 avec W.WILDER. Son arrivée coïncide avec le développement et l’explosion de l’outil informatique. Il a introduit les mathématiques et les statistiques à l’appréciation des graphiques traditionnels. De la sorte, l’AT a vu la naissance des indicateurs qui suggère une aide pour la prise de décision de l’analyste.

  • La courbe continue

Cette courbe, la plus simple, représente les cours de clôture de l'action pour chaque jour reliés entre eux par une ligne. L'axe des abscisses (horizontal) représente le temps et l'axe des ordonnés (vertical) celui des cours.

  • Le graphique en barres ou BarChart

Il permet d'afficher plusieurs données : le cours d'ouverture, le plus haut et le plus bas de la séance ainsi que le cours de clôture. Le haut de chaque barre représente le cours le plus haut atteint pendant la séance, le bas des barres est le cours le plus bas de la séance. Ce graphique est plus précis que la courbe continue. Le cours de clôture est représenté par le petit trait horizontal sur la droite de la barre, le cours d'ouverture étant représenté à gauche.

  • Les Bougies japonaises, Chandeliers ou Candlesticks

Cette technique japonaise était utilisée pour noter les prix du riz. Comme pour les barres, les informations nécessaires à leur tracé sont au nombre de quatre: les cours d'ouverture, de clôture, le plus haut et le plus bas de la séance. A la différence des barres, cette technique fait apparaître une notion supplémentaire; si le cours a baissé pendant la période, le chandelier est noir, si le cours a monté, le chandelier est blanc.

  • La représentation des volumes

L e volume est un indicateur d’activité essentiel qui mesure l’intérêt des investisseurs pour un titre. Le volume est représenté sur le graphe des cours par des petits bâtonnets au bas du graphique. Sur le graphique, les volumes journaliers sont dépeints par des lignes verticales dont la hauteur représente la quantité d'échanges journaliers.

 

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Les points pivots

Méthode d'intervention ancienne, simple, efficace et utilisée sur tous les marchés présentant une liquidité importante. Son principe est de déterminer un certain nombre de niveaux psychologiquement. Une fois ces niveaux mis en lumière, l'investisseur les utilisera pour déterminer la tendance d'une valeur ou se positionner sur un seuil spécifique qui joue un fort rôle émotif auprès des autres traders. La force de cette technique est également le fait que les niveaux sont déterminés avant l'ouverture de la séance puisque les cours de la veille sont utilisés pour les calculs. Le trader saura donc avant le début de la séance, sur quels points il va focaliser son attention. Dans le concept de base, on matérialise cinq niveaux importants : un pivot, deux supports et deux résistances. Les niveaux seront calculés avec les formules suivantes.

  • Pivot = (H + B + C) / 3
  • S1 = (2 x Pivot) - H
  • S2 = Pivot - (H - B)
  • R1 = (2 x Pivot) - B
  • R2 = Pivot + (H - B)
  • S1 et S2 sont les deux supports
  • R1 et R2 sont les 2 résistances
  • H : cours le plus haut de la veille, B : le plus bas et C, le cours de clôture.

Le niveau le plus important est le point pivot. On passe acheteur lorsque les cours franchissent en hausse le niveau du pivot et on passe vendeur dans le cas inverse. Une fois que nous serons rentrés en position sur une valeur, les niveaux de supports (S1 et S2) et résistances (R1 et R2) nous donnerons des objectifs et nous permettrons d'affiner le money management de notre trade.

  • passage en hausse du pivot : on passe acheteur sur la valeur et on positionne une vente stop de sécurité (ordre à seuil de déclenchement) juste sous le niveau du pivot. Ainsi, en cas de faux signal, nous sortons tout de suite de la transaction. Une fois entré dans cette position, notre premier objectif de hausse est R1.
  • les cours montent et atteignent R1 : notre nouvel objectif de hausse est R2. Pour protéger les bénéfices que nous avons déjà engrangés, nous remontons notre vente de sécurité juste sous la résistance R1.
  • les cours montent et atteignent R2 : Nous pouvons décider de prendre nos bénéfices ou bien de continuer à rester en position si nous estimons qu'il reste un potentiel complémentaire. Dans ce cas, pour protéger les bénéfices engrangés, nous remontons notre vente de sécurité juste sous la résistance R2.

Dans la situation inverse où nous ferions une vente à découvert, nos objectifs de baisse seraient localisés sur les supports S1 et S2.

 

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Théorie chartiste

Le chartisme procède à la reconnaissance des figures dessinées par la courbe des prix en fonction du temps. Ces figures représentent des formes géométriques qui peuvent se manifester de façon récurrente. Cette théorie se base sur le fait que les cours n’évoluent pas par hasard. Cette forme d’éthologie (étude des comportements) permet d’établir un raisonnement probabiliste sur le devenir d’un titre. Il n’est pas question d’en retracer l’évolution future à 100% mais bien d’en faire une estimation la plus proche et la plus précise possible. La psychologie est omniprésente dans le chartisme. Selon François Baron, « si tu cherches des informations au sujet du marché, demande lui directement plutôt qu’à ton voisin ». Cette expression sous entend le fait que l’on ne peut se fier à personne concernant l’évolution du marché. Le Chartisme repose sur ce que les analystes appellent communément « l’effet de la balançoire ». Cette notion sert à reporter les objectifs de cours à la hausse ou à la baisse. Cette distance est généralement calculée par rapport à une ligne de support ou de résistance.

 

 

Théorie Dow

Journaliste financier, Charles Dow crée en 1882 la « Dow Jones & Company » qui deviendra au 20e siècle une des plus grosses sociétés d’informations financières. Pour vérifier ses hypothèses de marché, Dow crée un indice de valeurs en 1884 constitué de 11 sociétés de transports. Puis deux ans plus tard, c’est un indice de valeurs industrielles qui verra le jour… voici ses hypothèses :

  • Le prix reflète tout et à tout moment.
  • Il existe trois type de tendance : primaire (une ou plusieurs années), secondaire (quelques mois), mineure (quelques semaines).
  • Un marché haussier se fait en 3 phases : phase d’accumulation/phase de soutien des cours/phase d’accélération et de sur-réaction excessive (bulle).
  • Un marché baissier : phase de distribution/phase de baisse progressive/phase d’accélération, voire de ventes paniques (krach).
  • Importance de la confirmation des moyennes mobiles.
  • Le volume doit accompagner la tendance.
  • La clôture est la meilleure référence de prix de la journée.
  • Une tendance est considérée comme intacte tant qu’un signal de retournement clair ne soit apparu.

 

 

Les vagues d’Elliot

Théorie qui repose sur le principe que les marchés évoluent selon des cycles. Elliott base sa théorie sur le concept de tendance. La hausse et la baisse d’un marché vont ainsi se décomposer en vagues psychologiques distinctes. La règle de base étant qu’un mouvement majeur se déroule en 5 vagues (3 d’impulsions entrecoupées de 2 de corrections), et que la correction de ce mouvement majeur s’effectue en 3 vagues (2 d’impulsions entrecoupées de 1 de correction). A noter que la décomposition du marché en vagues permet d’approcher les notions de durée et d’amplitudes. Ecrite à partir des années 1930, les concepts développés par Elliott sont les suivants :

  • L’idée fondamentale est que les oscillations des marchés financiers reflètent une somme de réactions psychologiques individuelles (masse des opérateurs ou inconscient collectif).
  • Ce ne sont pas les évènements qui déterminent les prix mais les réactions des individus à ces évènements.
  • Des configurations de marchés spécifiques se reproduisent de façon récurrente (temps/durée) mais aussi en amplitude et à différentes échelles de temps. Sur ce dernier point, il faut souligner le travail d’observation d’Elliott qui de nombreuses années avant les travaux de B.Mandelbrot a ébauché le concept de fractalité des marchés. Les études de B.Mandelbrot depuis les années 1960 montrent en effet que le chaos règne et que les fractales sont partout dans la nature. Les marchés financiers se comportent comme un modèle multi-fractal.
  • Les prix n’évoluent pas au hasard mais selon un « programme ». On rejoint ici le concept de chaos déterministe

 

 

Les tendances (trend)

Les lignes de tendances sont la loi de base de l'analyse technique pour déceler le comportement d'un titre, savoir comment il évolue. Ne pas le faire avant toute autre analyse peut entraîner des conclusions inexactes et nombre de professionnels n'ayant pas fait ce premier travail de manière attentive passent à côté d'éléments évidents. Il existe trois types de tendance :

  • Tendance haussière : une tendance haussière est caractérisée par une succession de creux et de sommets de plus en plus hauts.
  • Tendance baissière : une tendance baissière se caractérise par une succession de sommets et de creux de plus en plus bas.
  • Trading range : un trading range correspond à une période de marché pendant laquelle les prix fluctuent sans tendance autour d’un point d’équilibre.

 

 

Notion de divergence

Les divergences traduisent une déconnexion entre l’évolution des prix et celle de l’indicateur et suggèrent un probable renversement de la tendance en cours. Ainsi, si un cours va de sommet en sommet alors qu’un indicateur ne parvient pas à tracer de nouveaux plus hauts, on est en présence d’une divergence baissière qui suggère un repli probable des cours et inversement lors d‘une tendance baissière.

 

 

Le canal de tendance

Le canal encadre l’évolution des cours. Il est représenté par deux droites parallèles, une droite de soutien qui relie tous les creux et une droite de résistance qui relie les sommets enregistrés au cours de la période étudiée.

Si l'on considère seule la courbe, on constate une croissance qui s'accélère sur les derniers mois. La ligne de tendance A rejoint les plus hauts cours en plusieurs points. Dès qu'une ligne rejoignant des sommets touche au moins trois points, elle devient significative. Ainsi, les cours sont venus butter contre cette ligne. Cette ligne de tendance s'appelle une résistance. Plus les cours viendront butter dessus et plus elle sera confirmée et résistera aux assauts des hausses. Ainsi, lorsque les cours arrivent enfin à traverser une résistance, un changement significatif opère car les cours ont accumulé tant de force pour percer qu'ils vont continuer sur leur lancée pendant un certain temps. Dans cet exemple, le cours est passé de 65 à 74 euros en quelques jours. La ligne de tendance B passe, quand à elle, par des bas extrêmes qui bloquent net la chute des cours par cinq fois. Elle est donc très significative. Cette ligne se nomme un support qui a tout de même été percé en octobre. Ainsi, la percée à la baisse de la ligne B correspond à une dépression des marchés qui ont fait un crash. On peut aussi trouver des lignes de tendance à l'intérieur comme la ligne C. Pour trouver ces lignes intermédiaires, il suffit de tracer une parallèle à une résistance ou un support et de la promener au travers de la courbe. Ces lignes intermédiaires sont très importantes pour évaluer le comportement des placements à court terme. Enfin, les lignes horizontales ont aussi leur sens. On constate que le niveau 50 de la ligne D a servi de support par deux fois, alors que juste avant sur la gauche il a fonctionné comme une résistance plusieurs fois. On peut alors dire que le cours ne pourra plus baisser au-delà de 50. L'achat est alors sans risque. Souvent, lorsque le signal est donné (cassure d’un support ou d’une résistance), les cours reviennent assez rapidement tester le point de rupture. C’est ce qu’on appelle le pull back (rebond des cours suite à une sortie baissière) ou le throwback (lorsque les cours reculent après un signal haussier). Les traders considèrent ce mouvement comme une seconde chance de se positionner sur la valeur. L’importance que l’on accorde à une droite de tendance dépend de plusieurs facteurs :

  • L’angle de sa pente : il traduit la force émotionnelle du marché et donc de la tendance. Plus il est pentu, plus la tendance est forte
  • Sa durée : plus la droite est longue plus la tendance est pertinente
  • Les points d’appui : plus la ligne de tendance est testée, plus elle est pertinente (il faut au moins trois points d’impact pour que la droite de tendance soit significative).

 

 

Retracements et speedlines

Les droites de tendances sont très utiles pour déterminer des tendances, mais contrairement à certaines configuration graphique (et leur règle du balancier), elles ne permettent pas d’identifier des objectifs potentiels. La théorie chartiste s’est dotée de moyens permettant d’obtenir des objectifs qui s’avèrent parfois d’une grande précision. Parmi ces méthodes multiples accessibles sur la plupart des plateformes d’analyse technique : les retracements et les speedlines.

-Les retracements : Toute tendance haussière ou baissière n’est jamais linéaire. Les mouvements de marché sont composés de phases d’accélération et de consolidation que l’on appelle également retracement. On entend par retracement un certain pourcentage de correction de la dernière vague d’accélération. L’objectif des retracements est de situer l’ampleur de la correction en donnant des niveaux de support/résistance. Pour obtenir les zones de retracements, on applique à la dernière vague d’accélération (amplitude du dernier mouvement majeur) plusieurs pourcentages qui permettront d’identifier des zones de supports dans le cas d'un retracement d'une tendance haussière et des zones de résistances dans le cas d'un retracement d'une tendance baissière. Il existe 3 types de ratios couramment utilisés par les traders :

  • Les retracements classiques : de 33%, 50% et 66 %.
  • Les retracements de Fibonacci : Les nombres de Fibonacci sont notamment connus à travers leur application dans la théorie des vagues d'Elliott. Fibonacci, mathématicien du début du XIII siècle, a découvert une série mathématique de chiffres qui possède des caractéristiques remarquables. Le nombre 1,618 est appelé par les mathématiciens ''nombre d'or''. Fibonacci a utilisé ce nombre d'or pour créer la suite de Fibonacci que l'on utilise en bourse avec les retracements suivants: 23.6 %, 38.2 %, 50%, 61.8 % et 100 %.
  • Les retracements de GANN : cette application repose sur les mêmes principes que ceux de Fibonacci La différence tient ici aux ratios utilisés : 25%, 37.5% , 50% , 62.5% et 75% . Selon Gann, certains niveaux sont plus importants que d'autres, il accorde une importance relative au retracement de 50%.

Les retracements peuvent s’appliquer quelque soit l’horizon d’investissement.

-Les speedlines : Le principe des speedlines est identique à celui des retracements ; la différence tient au fait que les objectifs reposent sur des droites de tendances et non pas sur des supports/résistances. En général, les speedlines sont composées de trois lignes de tendance.

Lorsqu’une ligne est franchie, il existe une forte probabilité que les cours aillent tester la prochaine ligne. Lorsque les trois lignes sont dépassées, un plus haut ou un plus bas devrait être atteint. Elles présentent l’avantage de déterminer la durée du mouvement. Plus l’angle des droites de vitesse est étroit, plus le mouvement sera rapide. Nous avons choisi en exemple le CAC 40 en données quotidiennes et un retracement de la vague de baisse de septembre 2008 à mars 2009.

 

 

Les figures chartistes : biseau ascendant et biseau descendant

 

Le biseau ascendant intervient après une hausse des cours. Dans ce cas, elle est considérée comme une figure de retournement. Le biseau ascendant est matérialisé par deux droites de tendance haussière, support et résistance. La convergence des deux droites nous informe que les cours continuent à augmenter avec des mouvements d’amplitude de moins en moins haut. Les acheteurs ont de plus en plus de mal à faire rebondir le cours sur le support. Les volumes sont en diminution sur la période montrant que les achats ne sont pas soutenus par les volumes. La cassure de la droite de support valide la figure. Cette cassure est souvent accompagnée de forts volumes. Il se passe la même chose dans le cas inverse avec le biseau descendant.

 

 

Les figures chartistes : élargissement ascendant à angle droit et élargissement descendant à angle droit

 

La figure parle d'elle même. Il doit y avoir une oscillation entre ces droites et pour être valide, il faut que chacune des droites soit touchée au moins deux fois.

 

 

Les figures chartistes : biseau d’élargissement descendant et biseau d’élargissement ascendant

 

Durant la formation du biseau d‘élargissement descendant, les volumes ont tendance à augmenter et ils culminent au moment de la cassure. L'objectif correspond à la hauteur de la figure reportée au point de cassure. Il se passe la même dans le cas inverse.

 

 

Les figures chartistes : triangle ascendant et triangle descendant

 

Dans le cadre d’un triangle ascendant, une résistance stoppe la progression des cours car à chaque fois que ce niveau de prix est atteint les possesseurs du titre en profitent pour prendre leurs plus values, provoquant ainsi un arrêt de la hausse. Mais dès que le cours redescend un peu, les retardataires se précipitent à l’achat, relançant ainsi la dynamique haussière. De plus en plus impatients, craintifs de ne pas profiter de la hausse, ils attendent de moins en moins pour acheter et provoquent ainsi l’apparition d’une ligne de support oblique ascendante. On constate généralement une diminution des volumes pendant la formation du triangle. Un pic de volume lors de la cassure de la résistance renforce la validité de la figure. Dans le cas contraire, il se passe la même chose avec le triangle descendant.

 

 

Les figures chartistes : épaule tête épaule (ETE) et épaule tête épaule inversée ETEI

L’ETE se forme après une tendance haussière, elle offre alors une probabilité forte d'inverser la tendance. L’ETE se compose de trois sommets successifs. Le deuxième sommet appelé « Tête » (celui du milieu) est toujours plus haut que les deux autres sommets correspondants aux épaules. Une largeur et des hauteurs similaires pour les épaules constituent un élément qui renforce la pertinence de la figure, toutefois si la seconde épaule (celle de droite) est de hauteur inférieur : la figure reste valide (cette spécificité renforce la validité de la figure dans la mesure où ce deuxième sommet nous donne un indice supplémentaire de la faiblesse des acheteurs). A l'inverse, une hauteur d'épaule droite supérieure à la hauteur de l'épaule gauche doit conduire à un examen plus détaillé de la figure. Selon l’ouvrage de François Baron (Chartisme), la hauteur de la tête doit correspondre entre 1,5x à 2x la hauteur d’une épaule.

L'utilité de cette analogie anatomique est de prévoir une chute des cours. L'avantage est que l'ampleur de la chute en question est quantifiable. La baisse des cours sera d'une hauteur équivalente à la hauteur1, portée sur le graphique en tant que hauteur2. Mais attention, La figure doit avoir une certaine régularité dans le temps. Les volumes doivent avoir un comportement conforme. L'arrêt de hausse lors de la deuxième épaule cristallise les craintes provoquant par là une revente massive souvent excessive parce que s'auto-alimentant dans l'évolution rapide des cours. Concernant l’ETEI, la figure est la similaire mais inversée. Les retours sur cassure sont fréquents (Pullback pour l’ETE et Throwback pour l’ETEI). L’investisseur pourra en profiter pour renforcer sa position. Le délai de réalisation de l’objectif correspond à la moitié de la durée de formation de la figure.

 

 

Les figures chartistes : tasse avec anse

La Tasse avec Anse a été découverte par William J.O'Neil en 1988. Cette figure est composée de deux creux arrondis. Le premier creux, la tasse, est plus profond et plus large que le deuxième, l'anse. La tasse prend la forme d'un « U » alors que l'anse prend plutôt la forme d'un « V ». L'anse est habituellement inférieure à la moitié de la hauteur de la tasse. C'est la cassure de la résistance qui valide la figure.

 

 

Les figures chartistes : sommet en Adam et Eve Et creux en Eve et Adam

  

Le sommet est une figure de retournement qui intervient à la suite d’une tendance haussière et inversement avec le creux en Eve et Adam.

 

 

Les figures chartistes : rectangle

C'est la figure d'indécision par excellence, les cours oscillent entre leur support et leur résistance jusqu'à ce qu'une tendance se dégage.

 

 

Les figures chartistes : diamant

L'objectif se détermine en reportant la hauteur maximale du diamant au point de cassure. Les volumes sont en diminution lors de la figure et augmentent généralement lors de la cassure.

 

 

Les figures chartistes : double sommets

Le deuxième sommet peut être légèrement moins haut que le premier. Cette originalité renforce la validité de la figure dans la mesure où ce deuxième sommet nous donne un indice supplémentaire de la faiblesse des acheteurs. Il se passe la même chose mais inversement, dans le cas des creux.

 

 

Les figures chartistes : drapeau

Il est assez rare qu’une action monte (ou baisse) en ligne droite, sans un instant d’hésitation dû aux prises de bénéfice d’une partie des premiers acheteurs (ou vendeurs). Cet arrêt de la hausse (baisse), la plupart du temps provisoire, s’appelle une consolidation.

 

 

Les figures chartistes : fanion

C’est un triangle de court terme.

 

 

Les figures chartistes : rounding bottom

Le fond de la figure ne doit pas être complètement régulier pour être valide.

 

 

Les figures chartistes : V bottom et V top

 

La formation de cette figure contrairement au rounding bottom ne résulte pas d'un changement progressif de psychologie mais de la peur des intervenants qui se traduit par une panique sur le marché. Avec le V top, il se passe la même chose mais inversement.

 

 

Les figures chartistes : rounding top

Cette figure en « U » inversé témoigne de l'indécision et du changement progressif de psychologie des intervenants qui remet en cause la force des haussiers pourtant bien présents lors de la première phase ascendante.

 

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Les indicateurs de suivi de tendance

Ils sont utilisés pour des marchés directionnels, mais ils peuvent s’avérer dangereux lorsque les marchés sont plats. Ils sont utiles pour entrer dans une tendance établie, trouver des niveaux de supports et de résistance et définir des objectifs.

 

 

Les moyennes mobiles

Indicateur reflétant la valorisation moyenne d'un titre sur une période donnée. Sa facilité d’utilisation et d’interprétation en font un outil très prisé des traders. Calquée sur des méthodes statistiques, une moyenne mobile à 20 jours donne le cours moyen sur les vingt dernières séances, une moyenne mobile à 50 semaines donne le cours moyen hebdomadaire sur les 50 dernières semaines et ainsi de suite. Mais quelle durée choisir ? Cela dépend de la volatilité de l’actif et de votre horizon d’investissement. Si vous souhaitez investir sur une semaine, il est inutile d'utiliser une moyenne mobile à 200 jours. Le cours le plus utilisé pour calculer une moyenne mobile est le cours de clôture. Les moyennes mobiles font souvent office de zones de support et de résistance, il peut s’avérer payant de jouer ces zones pour prendre position. Les moyennes mobiles peuvent être utilisées sur les indicateurs et les volumes tout aussi bien que sur les cours. Il existe différents types de moyennes mobiles :

  • La Moyenne Mobile Arithmétique est la plus répandue. Facile à mettre en œuvre, elle est calculée en additionnant les n cours de clôture que l’on divise par le nombre de période (n)
  • La Moyenne Mobile Exponentielle est considérée comme un bon outil de suivi de tendance. Elle accorde une plus forte pondération aux cours les plus récents ce qui la rend plus réactive.
  • La Moyenne Mobile Pondérée fonctionne suivant le même raisonnement que la moyenne mobile arithmétique. Elle donne simplement plus d'importance aux cours les plus récents. Ainsi les derniers cours influenceront davantage la moyenne mobile que les cours datant de plusieurs jours, plusieurs semaines ou plusieurs mois.

La courbe de moyenne mobile peut être utilisée pour :

  • Identifier une tendance : Si la moyenne mobile est relativement plate on est en présence d'un range, si la moyenne mobile croît ou décroît il y a une tendance.
  • Générer des signaux : Si le cours est au dessus d'une moyenne mobile croissante nous sommes en présence d'une tendance haussière et inversement. Si la moyenne court terme se trouve au dessus de la moyenne long terme et que leur espacement s'accroît, alors nous sommes en tendance haussière et inversement.

 

 

Parabolique SAR (Stop and reversal)

Indicateur développé par J. Welles Wilder en 1978. Le SAR montre clairement l'arrêt et le renversement de tendance d'un titre sur le plan graphique. C’est pourquoi cet indicateur est très connu des traders. Mais cet outil est risqué sur un plan spéculatif car le lendemain, la tendance peut être différente.

Le trait vert représente les cours, les traits bleus représentant le SAR encadrent les hausses et les baisses des cours. Lorsque le SAR rencontre la courbe des cours, il s'inverse avec une rupture rendant ainsi la courbe du SAR discontinue. Par exemple, si le SAR croît, dès qu'il touche la courbe des cours, il repart alors en descendant et réciproquement. Par prudence, on agit que lorsque le SAR part d'un niveau proche des extrêmes.

 

 

MACD (Moving Average Convergence Divergence)

Indicateur mis au point par Gerald Appel, analyste et gestionnaire de fonds américain. Cet indicateur est composé de deux lignes : la première est la ligne de MACD, qui n’est autre que la différence entre deux moyennes mobiles exponentielles. La seconde est appelée ligne de signal ; c’est la moyenne mobile de la ligne MACD ; elle répond moins rapidement aux changements de prix.

Sur la figure, la MACD reflète la différence d'une Moyennes Mobiles Exponentielles sur 12 jours avec une autre sur 26 jours, d'où son codage : MACD (e12,e26). Comment se sert-on de la MACD ? Le moyen défini par son inventeur est de lui associer une Moyenne Mobile Exponentielle un peu plus courte : la ligne de signal. Ici en pointillé gris, il s'agit de la MME9 utilisant la moyenne sur 9 jours de la MACD comme source de calcul. On visualise les points où la MACD (e26,e12) coupe sa ligne de signal, la MME9. Lorsque la MACD traverse à la hausse la ligne de signal, on a un signal d'achat. Dans l'exemple, c’est le point 1. Mais cela peut être un danger, car plus un indicateur signale tôt, plus il a tendance à se tromper. Il faut donc travailler la MACD avec d'autres outils pour confirmer sa validité. On constate également que plus la MACD s'éloigne de sa ligne de signal et de la ligne zéro, plus la tendance est forte. Ainsi, si vous êtes placés à la hausse depuis le croisement au point 1, vous pouvez laisser courir, même si une hésitation se forme momentanément dans les cours. L'inverse va nous servir à détecter un changement de tendance lorsque la MACD va se rapprocher de sa ligne de signal. Le 6 et le 20 novembre, le rapprochement de la MACD avec sa ligne de signal prévient d’un prochain changement de tendance (alerte au point 2). Mieux vaut sortir rapidement que brûler tout-à-coup le bénéfice acquis.

 

 

DMI (Directional Movement Index)

Mis au point par l'américain Welles Wilder en 1978, c’est indicateur permet d’identifier une éventuelle tendance et d’en apprécier la puissance. Pour ce faire, l’auteur utilise trois courbes ; le DI+ et le DI- qui mesurent les pressions haussière (DI+ ) et baissière (DI-) exercées sur le titre et l’ADX qui en mesure la force.

Lorsque le DI+ franchit à la hausse le DI-, les acheteurs dominent le marché , il s’agit d’un signal d’achat. Inversement, lorsque le DI- passe au-dessus du DI+, la pression est baissière, c’est un signal de vente. Ces situations d'achat sont repérées par les points en B, D, E et G. A l'inverse, c'est le cas sur les points A, C, D et F. L'ADX varie de 0 à 100 reflétant la différence relative entre +DI et -DI, moyenné dans notre cas à 14 jours. Il donne donc la véritable direction du mouvement des prix. Plus l'ADX est élevé, plus la direction en cours, hausse ou baisse, est forte. Il va donc de soi que plus il est haut, moins on a de chance de se tromper. Wilder indique que l'on ne devrait jamais intervenir si l'ADX est inférieur à 25.

 

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Les oscillateurs

Contrairement aux indicateurs, les oscillateurs ont été élaborés pour identifier des situations de tension susceptibles de déboucher sur des retournements de tendance ; ce sont des indicateurs « avancés » dont la capacité prédictive est relativement courte ; c’est pourquoi il faut les privilégier dans une optique de court terme. L’utilisation la plus pertinente sur ce type d’indicateur est d’identifier des divergences.

 

 

L'index de force relative (RSI)

Outil développé par J.W Wilder en 1978. Le RSI mesure le rapport des moyennes des cours de clôture à la hausse par rapport à celles à la baisse sur une période définie. Il est borné et évolue en 0 et 100%. Lorsque le marché est en forte hausse, le RSI tend vers 100 et quand il est en forte baisse, il tend vers 0. En théorie, une valeur du RSI supérieure à 70 indique une situation de surachat qui peut entraîner une correction à la baisse des cours. Inversement, un RSI inférieur à 30 indique une situation de survente susceptible d’entraîner une correction à la hausse des cours. La zone dite de neutralité correspond à une valeur du RSI proche de 50.

Le RSI atteint ses sommets ou ses creux avant la valeur elle-même (le cours en vert). Cela signifie que le RSI qui dépasse le seuil des 70 envoie une alerte, précisant que la valeur va faire un autre sommet majeur, lequel sera probablement le dernier avant retournement. Ainsi, à la flèche rose en A sur le graphique, le RSI dépasse la ligne 70 prévenant qu'un seuil d'épuisement de la hausse est atteint. Il arrive que le RSI perce un support ou une résistance tracée sur le RSI lui-même, alors que l'on ne détecte pas cette situation sur le tracé des cours. Au point D, la résistance bleue du RSI est percée deux fois, la deuxième arrivant 7 séances en avance par rapport au franchissement de la résistance des cours.

 

 

L'oscillateur stochastique

Crée par George Lane, c’est un indicateur de surachat/survente, basé sur la comparaison du cours de clôture, par rapport au plus haut et plus bas d’une période donnée. Le stochastique est borné et oscille entre 0% et 100%. Il repose sur le principe que sur une forte tendance à la hausse, les prix de clôture sont concentrés sur le haut du range de la période étudiée. Inversement, ces mêmes cours de clôture seront situés sur la partie basse du range de la période étudiée. Il est composé de deux lignes : une ligne dite rapide (le %K) et une autre plus lente (%D).

Outre les cours en vert, on voit essentiellement une courbe bleue très dansante. C'est le Stochastique %K qui utilise une période de comparaison de 14 jours. Deux traits horizontaux rouges ont aussi été tracés. L'un repère le niveau 80 du stochastique, l'autre représente le niveau 20. Lorsque le Stochastique passe en dessous de la ligne 20, on dit qu'il est survendu. Cela signifie que le cours est trop bas par rapport à son historique pris en compte sur 14 jours. La conséquence immédiate serait l'achat car le stochastique montre qu'il s'agit là d'un titre bon marché. En fait, ce n'est pas tout à fait vrai, car rien ne prouve qu'il ne puisse pas baisser encore. Il faut donc attendre que la valeur se stabilise un peu. Il est donc bien meilleur d'acheter au moment où le Stochastique vient couper dans l'autre sens sa ligne 20. Ainsi, les flèches noires 5 et 6 montrent ces points d'intervention. La situation inverse est également valable. Au point B, le stochastique ne cesse de sortir de l'historique de 14 jours en se maintenant largement au dessus des 80. Ensuite, le stochastique s'écroule et coupe la ligne 80 prévenant ainsi qu'il est temps de prendre son bénéfice. La ligne de signal en pointillés rouges appelée %D est calculée ici par une moyenne sur 14 jours du Stochastique %K. Nous achèterons lorsque le Stochastique coupe à la hausse sa ligne de signal. C'est le cas aux points 1, 2 et 3. Selon l’ouvrage de Martin Pring "Le momentum" : Si le croisement se fait dans le même sens, le signal possède plus de fiabilité. C'est précisément le cas du point 1. Le petit plat du Stochastique sous la flèche bleue à droite de la lettre A et la petite cassure au point fléché 5 s'appellent des charnières. Ces ralentissements violents du stochastique sont des signaux clairs du point de retournement de tendance.

 

 

Le CCI (Commodity Chanel Index)

Développé par Donald R. Lambert, il fut à l’origine destiné à identifier les points de retournements sur les marchés de matières premières. Son utilisation s’est généralisée à l’ensemble des marchés. Aujourd’hui, le CCI est un indicateur de vitesse qui calcule l’écart entre le cours et sa moyenne sur x jours divisé par 1,5% de l’écart-type.

L’auteur préconise de ne s’intéresser qu’aux seuls mouvements de marché qui correspondent avec un CCI supérieur à 100 ou inférieur à -100. Lorsque le CCI se trouve au dessus du niveau + 100, la tendance est fortement haussière, c’est un signal d’achat et inversement quand le CCI se trouve sous -100. Cette approche est intéressante car elle permet aux traders d’intervenir sur un titre seulement en période de forte tendance. Regardons à nouveau l'exemple. On remarque que les oscillateurs fournissent quasiment les mêmes informations ce qui rend leur utilisation conjointe redondante. Le CCI se montre toutefois plus réactif.

 

 

L’oscillateur Williams %R

Créé par l’américain Larry Williams, l’un des gourous les plus connus de l’analyse technique, son fonctionnement est similaire aux indicateurs RSI et Stochastique. Il a pour ambition de mettre en évidence les niveaux de surachat et de survente. C’est un indicateur borné qui évolue entre 0 et -100, mesure la vélocité et cherche à identifier des retournements de tendance. Le Williams %R est le plus souvent utilisé avec 14 périodes, que ce soit en données intraday, quotidiennes, hebdomadaires ou mensuelles.

On peut utiliser les niveaux de survente (entre -80 et -100) et de surachat (entre 0 et -20). Lorsque l’indicateur quitte la zone de survente le signal est haussier. A l’inverse, lorsqu’il quitte la zone de surachat le signal est baissier. On constate que l'indicateur peut passer un certain temps dans sa zone de surachat (ou de survente), il faudra donc attendre une sortie de cette zone pour valider le mouvement de retournement des cours.

Un « failure swing » ou échec oscillatoire est formé lorsque l’indicateur ne parvient pas à s’élever au-delà de sa ligne de référence haute (-20) dans le cadre d’un rallye haussier ou à l’inverse à retomber en dessous de sa ligne basse (-80) dans le cadre d’un rallye baissier. Ce retournement dénote la faiblesse du mouvement entrepris. Si l’indicateur arrête de grimper et se retourne avant d’avoir atteint sa ligne de référence haute, il montre la faiblesse de la hausse et donne ainsi un signal de vente. A l’inverse, si l’indicateur stoppe sa chute et se retourne avant d’avoir atteint sa ligne de référence basse, il montre la faiblesse de la baisse et donne un signal d’achat.

 

 

Le momentum

Un des indicateurs les plus connus de l'analyse technique. Son objectif est de donner une mesure de la vitesse d'évolution des cours sur un laps de temps donné. Cet indicateur n'est pas borné et évolue autour de la ligne du zéro, il est positif quand le marché et en accélération haussière et devient négatif dans la situation inverse.

Il y a plusieurs façons d'interpréter le Momentum. La première est de l'utiliser comme un indicateur de suivi de tendance, en achetant quand le momentum est très bas et se retourne à la hausse et en vendant quand l'indicateur forme un pic et se retourne à la baisse. Deuxièmement, certains utilisent le passage de la ligne des 0 comme un signal. Dans cette optique, un croisement à la hausse de la ligne des 0 donne un signal d'achat, à l'inverse son passage en baisse donnera le signal de vente. Enfin, le momentum peut s'utiliser sous forme de divergences entre la courbe des cours et l'indicateur. Dans la partie supérieure sont représentés les cours de la valeur. Dans la partie inférieure c'est la courbe du momentum à 10 jours qui est tracée. On distingue au moins deux divergences. La première (droites notées 1 et 3) montre une divergence baissière. Ce signal stigmatise le scénario d'un rebond technique, l'avenir lui donnera raison, peu de temps après. C'est l'inverse qui se produit quelques mois plus tard.

 

 

Le Rate Of Change (ROC)

Le ROC est un indicateur moins connu que son cousin, le Momentum. Son principe est le même, il compare le cours de clôture du jour avec le cours de clôture "n" jours avant. Dans le cas ou une valeur progresse de 10% sur la période de calcul, le ROC s'affichera alors à 110. Pour une baisse de 10% il sera de 90. Il faut savoir que le ROC peut également être calculé sur les volumes. On parle alors de "ROC Price" et de "Roc Volume" suivant la terminologie anglo-saxonne.

Plusieurs niveaux ont été tracés sur le graphe du ROC, afin d'en faciliter la lecture : Quand le ROC à une valeur de 100, cela signifie que l'action étudiée n'a pas évolué depuis 12 jours, le cours du jour est donc égal au cours il y a 12 jours, durée de notre période de calcul. Les niveaux de surachat/survente sont représentés par les droites noires. Dans cet exemple, ces niveaux qui matérialisent les extrêmes de la courbe, ont été placés à 110 et à 90. Ils nous permettent de mettre en lumière les excès éventuellement commis par une valeur. Pour notre exemple, le ROC fonctionne parfaitement pour détecter les sous valorisations de l'indice. Ainsi, chaque fois que le ROC passe sous la zone des 90, il y a un rattrapage sui suit. C'est un peu moins évident avec les situations de surachat (titre trop cher). Plus une valeur sera volatile, plus ces niveaux seront importants. Tout comme pour le Momentum, l'utilisation des divergences peut également donner des informations spectaculaires pour anticiper les retournements. Les deux exemples tracés sur le graphe en sont la preuve éclatante, une divergence haussière qui donne lieu à un fort rattrapage du CAC 40 puis ensuite une divergence baissière qui préfigure une nette consolidation.

 

Pour conclure, les oscillateurs fournissent quasiment les mêmes informations ce qui rend leur utilisation conjointe redondante. Les analystes ont coutume de sélectionner deux oscillateurs pour valider des signaux, notamment des divergences qui donnent les meilleurs signaux. Second constat, acheter un oscillateur survendu ou vendre un oscillateur suracheté ne donne pas de résultats profitables. En premier lieu, rappelez vous que les oscillateurs sont surtout utilisés sur des marchés peu directionnels. Un titre qui rentre dans une tendance baissière peut devenir survendu et le rester longtemps, tant que la tendance baissière n’est pas terminée (et inversement). Les indicateurs techniques sont d’une aide précieuse, mais il est inutile de s’abreuver d’une multitude d’indicateurs qui ne seront pas toujours utilisés à bon escient. Un (ou deux) indicateur(s) de suivi de tendance et un (ou deux) oscillateurs utilisés conjointement vous donneront des résultats pertinents si vous en suivez strictement les règles de fonctionnement. Apprenez à les utiliser sur des historiques de cours pour identifier ceux avec lesquels vous êtes le plus à l’aise. Mais gardez à l’esprit qu’ils ne sont pas infaillibles et les signaux donnés ne dispenseront jamais de règles strictes de gestion.

 

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Les indicateurs de volumes

Les indicateurs de volumes apportent un complément intéressant à l’étude des cours ; ils renseignent notamment sur la vélocité de la tendance et son risque de retournement.

 

 

L’On Balance Volume (OBV)

L’OBV est le plus connu des indicateurs de volumes. Développé par Joseph Granville en 1976, c’est indicateur précurseur des retournements de tendance cherche à identifier des situations d’accumulation ou de distribution. « Les volumes sont la vapeur qui fait siffler le train » se plaisait à dire Granville. L’OBV représente le total cumulé des volumes échangés. Si les cours sont en hausses, on ajoute le volume du jour aux cumuls précédents, et s’ils sont en baisse, on soustrait ce volume.

 

 

L’accumulation/distribution volume

Indicateur dérivé de l’OBV. L’interprétation de cet indicateur suppose que les changements de prix sont précédés par des modifications dans les volumes. Cet indicateur permet d’isoler des phases d’accumulation et de distribution. Quand il se situe en tendance haussière, le titre est accumulé (acheté) et inversement, le titre est distribué (vendu). Comme l’OBV, cet indicateur est un cumul des volumes. Le montant cumulé à chaque unité de temps (UT) dépend de la situation du cours de clôture par rapport au plus haut et au plus bas atteint alors que l’OBV compare le cours de clôture par rapport au cours d’ouverture. Plus le cours de clôture va être proche du plus haut atteint sur l’UT, plus on va cumuler les volumes de la séance. Inversement, plus la clôture est proche du plus bas atteint, plus on va soustraire les volumes au cumul. Le trader va chercher les cassures de tendance de la ligne d’Accumulation/Distribution. La cassure d’une tendance haussière nous indique que le titre n’est plus accumulé. A l’inverse, l’arrêt de la tendance baissière nous informe que la valeur n’est plus distribuée. Ces deux situations peuvent être un signe de retournement de la tendance des cours. Le trader peut aussi rechercher les divergences entre le cours et l’indicateur.

 

 

Chaikin money flow

Développé par Marc Chaikin, le chaikin money flow se différencie du momentum par le fait qu’il combine les prix et les volumes alors que la plupart des indicateurs de momentum n’utilisent que les prix dans leurs calculs. Le chaikin money flow permet de visualiser plus clairement la pression vendeuse ou acheteuse.

 

Cet oscillateur est construit à partir de la ligne accumulation/distribution qui compare le cours de clôture par rapport au range (variation) le plus haut ou le plus bas de la période donnée. Ensuite, il confronte le résultat obtenu avec le volume total de la période. L’indicateur sera ainsi positif si les cours ont clôturé régulièrement près de leur plus haut (pression acheteuse) et négatif si à l’inverse les cours ont clôturé près de leur plus bas (pression vendeuse). Dérivé des précédents, l'indicateur de Chaikin n’est autre qu’un AD formulé sous forme d'un oscillateur. Enfin, les divergences entre le chaikin money flow et les cours sont de bons indicateurs pour prévoir un prochain retournement de tendance.

 

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Voir aussi

 

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