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Environnement/Economie de l'environnement

 

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 Economie de l'environnement ____________________________________________________

Mouvement révolutionnaire, réformiste et de contestation. La surexploitation des ressources naturelles (réserves halieutiques, hydrocarbures, etc..), la dégradation des eaux, le manque d’eau potable et la dégradation de l’atmosphère (problèmes respiratoires, pluies acides, etc..) sont le fruit d’une surconsommation. L’économie utilise avec outrance le réservoir de matière naturelle de la Terre contribuant à une raréfaction des ressources et à un dérèglement du géosystème. Il est donc nécessaire d’économiser l’environnement. Les raisons de la dégradation environnementale sont la taille de la population, son niveau de consommation et sa nature technologique. Il y a une grande différence entre les pays du nord et les pays du sud. La population nordiste représente 30% de la population mondiale. En 2007, par rapport à un habitant du sud, celui du nord consomme :

  • 9 fois plus d’énergie fossile
  • 20 fois plus d’aluminium
  • 16 fois plus de cuivre
  • 2,5 fois plus de bois

La consommation ne cesse d’augmenter en fonction du PIB mondial. La croissance la plus marquante est celle des trafics routiers et aériens : la flotte de véhicule a été multiplié par 2,6 entre 1970 et 1995 et le trafic aérien a été multiplié par 6. Les pays de l’OCDE comptent plus de 80% de la flotte automobile et aérienne en 1995. La consommation d’énergie par habitant des pays de l’OCDE est en moyenne 10 fois supérieure à celle des régions en développement et 4 fois supérieure à la moyenne mondiale. En 2007, la consommation annuelle d’essence par habitant est de 31L en Afrique subsaharienne, 60L en Asie, 427L en Europe occidentale et 1637L en Amérique du nord. La malnutrition persiste au sud et les surplus alimentaires apparaissent au nord. Malgré la surexploitation des ressources naturelles, près de 800 millions de personnes sont sous-alimentées alors que la planète compte près de 200 000 bouches supplémentaires à nourrir chaque jour. L’intensification agricole était, en 1990, à l’origine de la dégradation de 38% des 1,5 milliards d’hectares de surfaces cultivées et cette dégradation se poursuit depuis 1990 à un rythme annuel de 5 à 6 millions d’hectares. 50% des zones humides et 90% des pâturages ont ainsi disparu au cours du dernier siècle ainsi que de vastes surfaces forestières passant de 11,4 km2/hab en 1970 à 7,3 km2/hab en 2007. En 2009, la chine est devenue le 1er marché automobile avec 10 millions de véhicules vendus/an. En 2025, il y aura plus de 1 milliard de véhicules routiers contre 680 millions en 1997. D’ici quelques année, il n’y aura plus de cuivre ni de plomb et plus d’aluminium dans 340 ans (selon les réserves connues). La richesse de la biodiversité est un bien à préserver. En 1986, 119 médicaments étaient dérivés de 90 espèces de plantes. La réduction de la biodiversité compromet ce gisement de futurs médicaments. La diminution de la biodiversité fait courir des risques à l’ensemble de la biosphère. Or, nos dégradations ne sont pas prises en compte dans l’exploitation car il s’agit d’effets externes de production (ou consommation). Cette production devient négative augmentant la croissance de la déséconomie (détérioration du bien-être). Le but de l’économie de l’environnement est d’internaliser à l’économie marchande ces externalités néfastes en les incluant dans les prix de vente : c'est ce qu'on appelle économiquement l'optimum de Pareto.

Il existe des solutions publiques (normes et taxes) et privées (négociation entre pollueur pollué, marché du carbone, etc) d’internalisation. Mais, quel valeur monétaire attribuer à un bien environnementale (air, eau, biodiversité, etc) en l’absence de marché ? Certains de ces biens ont une valeur d’usage et d’autres de non-usage. On doit valoriser par le biais de la technique des prix hédonistes. En économie, cette technique correspond à la motivation de l’activité par la recherche du maximum de satisfaction et ce, par le minimum d’effort. Les économistes ont démontré que le taux de fréquentation d’un site décroît à mesure qu’augmentent le coût du déplacement. La santé de la population est l’élément clé dans toute décision de mise en place d’une politique environnementale. La prévention des risques est moins coûteuse que la réparation.

Bien public ou collectif : bien dont on ne peut exclure quiconque de son usage et pour lequel il n’y a pas de rivalité pour sa consommation comme par exemple, l’air. Les ressources naturelles sont donc des ressources communes. Mais, c’est devenu un mal collectif à cause de l’augmentation de la pollution. Alors, sa détérioration est collective.

Des évènements ponctuels conjoncturels comme :

  • Le naufrage du pétrolier Erika au large de la Bretagne en 1999
  • L’accident nucléaire à Tchernobyl en 1986

Des évènements ponctuels structurels comme :

  • L’usage des halo alcanes dont le chlorofluorocarbure (CFC) qui détruit la couche d’ozone et favorise l’effet de serre.
  • Les émissions de gaz à effet de serre (GES) qui accélère le réchauffement climatique, la montée des eaux due à la fonte des calottes polaires et une recrudescence des inondations, de la sécheresse et des cyclones.
  • La déforestation qui diminue la biodiversité et le rejet du oxygène.
  • Les engrais chimiques qui entraînent une pollution des sols et des eaux continentales.

Des législations concernant la protection de l’environnement sont de plus en plus importantes mais elles doivent s’appuyer sur des outils économiques. Restons optimistes car l’environnement est actuellement un gisement de nouveaux biens et services.

 

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