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Science/Sciences naturelles

 

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 Sciences naturelles _____________________________________________________________________

Les sciences de la nature, ou sciences naturelles sont un ensemble de disciplines ayant pour objet le monde naturel, par opposition aux sciences humaines et sociales, qui portent sur les réalités humaines. En France, les sciences naturelles désignent l'ensemble des disciplines scientifiques portant sur l'étude de la nature au sens écologique et environnemental du terme. Ce sont les « sciences nat' » enseignées dans les classes de l'école primaire, notamment. Il s'agit ainsi des sciences de la nature associées à l'environnement biophysique. Les sciences de la nature fut, quant à elle, institutionnellement établie en France en 1958, avec l'apparition des options « sciences de la terre » et « sciences biologiques » au sein de l'agrégation de sciences naturelles. Avant le remplacement du terme philosophie naturelle par celui de science, le terme science était employé exclusivement comme un synonyme de connaissance ou d'étude, et quand le thème de cette connaissance ou étude était l'œuvre de la nature, alors le terme philosophie naturelle était utilisé.

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Philosophie naturelle

Histoire de la philosophie naturelle

Liste des disciplines des sciences naturelles

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Philosophie naturelle

La philosophie naturelle, philosophia naturalis, en latin, est une expression qui s'appliquait à l'étude objective de la nature et de l'univers physique qui régnait avant le développement de la science moderne. Traditionnellement alliée à la théologie naturelle, elle désignait autrefois l'ensemble des sciences astronomique, physique, chimique et biologique. La philosophie naturelle se distinguait de la philosophie morale, qui désignait non seulement la morale et l'éthique, mais aussi la théorie de la connaissance, la psychologie, la sociologie, la politique et l'esthétique. Des formes de science se sont développées historiquement à partir de la philosophie naturelle dans leur contexte historique. Les notions que nous avons de la science et des scientifiques datent seulement du XIXe siècle. Avant cette époque, le mot « science » signifiait simplement connaissance (science et savoir ont la même étymologie) et le « label » de scientifique n'existait pas.

 

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Histoire de la philosophie naturelle

La question de la Nature est posée par les philosophes présocratiques sous l'angle de la question de l'être. Parménide (fin du VIe siècle, milieu du Ve siècle av. J.-C.) est la figure marquante de cette approche. Il écrivit un traité sur la nature (De la nature) en posant une vérité paralysante pour l'esprit : « l'être est, le non-être n'est pas » pose la Nature comme ontologiquement intangible et éternelle. En effet : le non-être ne pouvant, par définition, être, comment l' être pourrait-t-il provenir de ce qui n'est pas ? Reformulation : comment peut-il y avoir quelque chose à partir du néant ? La nature est posée comme une substance éternelle et intangible.

La pensée d'Héraclite est l'extrême opposé de l'éléatisme de Parménide. Pour ce dernier, l'unité de l'être rend impossible la déduction du devenir et de la multiplicité ; pour Héraclite, au contraire, l'être est éternellement en devenir. Héraclite nie ainsi l'être parménidien substantiel. Les choses n'ont pas de consistance, et tout se meut sans cesse : nulle chose ne demeure ce qu'elle est, et tout passe en son contraire. Tout devient tout. Ce qui vit meurt, ce qui est mort devient vivant : ce courant générationnel ne s'arrête jamais. Ce qui est visible devient invisible, ce qui est invisible devient visible ; le jour et la nuit sont une seule et même chose ; il n'y a pas de différence entre ce qui est utile et ce qui est nuisible ; le haut ne diffère pas du bas, le commencement ne diffère pas de la fin. la nature est posée comme une forme.

Platon consacre son dialogue Le Sophiste à réfuter la thèse de Parménide, et démontrer la coexistence de l' être et du non-être en introduisant les concepts de mouvement et de repos. Une difficulté néanmoins demeure : il s'agit fondamentalement d'une philosophie des Idées, ce qui pose le problème de la connaissance de la Nature en termes de connaissance de l'Idée de Nature. Là, où Parménide opère un réductionnisme ontologique de la Nature mais inadéquate à la compréhension de la diversité et des changements observables, Platon nous impose de voir au-delà de ce que nous offrent nos sens, et nous détache donc de la Nature appréhendée dans la matérialité (substance).

La conciliation de ces deux approches (le positionnement dans le monde sensible et la considération du changement inhérent à la Nature) est opéré par Aristote dans la Physique. Cette œuvre présentée par Heidegger comme « le livre de fond de la philosophie occidentale », initie en effet l'approche Métaphysique de la Nature. En effet la connaissance de la Nature pour Aristote consiste à connaître non pas les éléments (l'eau, la terre, le feu et l'air) mais les premiers principes : les causes premières. En cela il s'agit bien d'une métaphysique car la méthode consiste à découvrir ce qui est premier par nature, il s'agit de dépasser la connaissance de la nature telle qu'elle se donne à nous en essayant de déterminer ses fondements. Aristote reproche à Parménide de concevoir l'être uniquement comme une totalité, négligeant la composition de cette totalité. La Nature pour Aristote est forme plus que substance.

Le naturaliste et zoologue Albert le Grand introduisit la philosophie grecque dans les universités occidentales au XIIIe siècle. La civilisation arabo-musulmane apporta beaucoup aussi à cette époque sur ce qui est en rapport avec les sciences naturelles : botanique, pharmacie...À partir de la fin du XVe siècle, le mot physique a désigné science des causes naturelles. Les chaires de philosophie naturelle établies dans les anciennes universités créées au XIIIe siècle, comprenaient l'ensemble des sciences de la nature, selon un corpus universitaire qui reposait sur la philosophie d'Aristote. Le philosophe Francis Bacon est à l'origine de propositions pour une approche beaucoup plus curieuse et pratique de l'étude de la nature. Il s'opposa à la scolastique à une époque où celle-ci était en déclin. Il est considéré comme le père de l'empirisme (connaissance valide fondée sur l’expérience) et de la méthode expérimentale moderne. Il écrit dans le Novum Organum que la connaissance nous vient sous forme d'objets de la nature, mais que nous imposons nos propres interprétations sur ces objets. D'après Bacon, nos théories scientifiques sont construites en fonction de la façon dont nous voyons les objets ; l'être humain est donc biaisé dans sa déclaration d'hypothèses. En revanche, Bacon attribue justement à l'activité scientifique une caractéristique particulière : l'utilisation du nombre. "La physique et la mathématique bien intégrées l'une à l'autre engendrent la pratique". Le mot physique a pris son sens moderne, qui est plus restreint que le sens originel, à partir du XVIIe siècle (Galilée, Descartes), et surtout de la physique classique qui est née avec Newton. Le mot physique est employé dans son sens actuel depuis 1690 (Petit Robert). Ce qui marqua un tournant dans les mentalités, ce fut le fameux procès de Galilée (1633), et la réaction philosophique de Descartes de son fameux Discours de la méthode (1637), affirmant que l'homme devait se « rendre comme maître et possesseur de la nature ». Robert Boyle écrivit une œuvre phare sur la distinction entre nature et métaphysique appelée A Free Enquiry into the Vulgarly Received Notion of Nature. Ce livre, écrit en 1686, marqua le point de départ de la transformation de la philosophie naturelle en science. Il représenta un démarquage radical par rapport à la scolastique de son temps, en déclin à l'époque de Galilée. Boyle considéra qu'il était soutenable de considérer la philosophie naturelle comme empirique, dans la mesure où les tentatives antérieures pour décrire la nature n'étaient pas fondées. Une caractéristique importante qui distingue la science et la philosophie naturelle est le fait que les philosophes naturels de cette époque ne se sentaient pas obligés de comparer leurs idées avec la pratique. Au contraire, ils observaient les phénomènes et en déduisaient des conclusions "philosophiques". Au tournant du XVIe et du XVIIe siècle, on commença à considérer que le traité scientifique d'Isaac Newton (1687) formait les principes mathématiques de la philosophie naturelle. Pourtant, Newton n'était pas un philosophe, mais un scientifique. La révolution que constitua la prise de conscience que la terre tournait autour du soleil (héliocentrisme), entraîna des changements de mentalités : on réalisa qu'il était possible d'expliquer ce phénomène par des équations exprimables en langage mathématique (voir révolution copernicienne). La science moderne put acquérir le statut de philosophie naturelle lorsque la pure déduction, alliée aux méthodes inductives d'acquisition de la connaissance, parvint à établir des vérités sur les phénomènes naturels, sans l'appui de la Révélation.

 

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Liste des disciplines des sciences naturelles

 

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