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 Genre australopithecus (australopithèque) _______________________________

4,2 à 1,78 millions d'années

Le genre Australopithecus (du latin australis, « du sud », et du grec ancien píthekos, « singe ») a été défini par Raymond Dart lors de la découverte d'Australopithecus africanus en 1924. Les australopithèques présentent à la fois des caractères archaïques (cerveau peu volumineux) et des caractères évolués (denture proche de celle du genre Homo). La lignée humaine est probablement issue d'une forme gracile ancienne d'australopithèque. Les découvertes successives d'ossements fossiles dans plusieurs régions d'Afrique, les progrès réalisés dans la lecture des formules chromosomiques et la biologie du développement, qui relie le programme génétique aux modifications de formes des espèces au cours de leur évolution, permettent une meilleure compréhension de l'évolution des singes supérieurs et de l'homme. Le nombre considérable de débris osseux dont on dispose aujourd'hui a permis de reconstituer plusieurs individus presque complets ; de plus, la présence de restes de faune a autorisé la première reconstitution du mode de vie. Les australopithèques possédaient la station bipède, mais ne possèdaient pas une bipédie franche, leur bipédie était partielle (ils se déplaçaient encore par brachiation par moment), marchaient comme l'homme moderne et étaient à même de courir sur leurs deux pieds. Cela a été confirmé par la sensationnelle découverte (en 1978 par Mary Leakey), près de Laetoli (plaine du Serengeti, en Tanzanie), d'une double série d'empreintes de pas conservées depuis 3,6 à 3,8 millions d'années. La structure des mains des australopithèques est identique à celle des humains, en dehors de l'articulation de la première phalange du pouce, qui ne permet pas tous les mouvements d'une main d'homme moderne (mais qui est quasi identique à celle d'Homo erectus). Ainsi, cette structure analogue témoigne de la possibilité qu'avaient les australopithèques de travailler des objets. Cependant, il existait d'autres différences morphologiques avec les premiers Homo connus. Avant tout, la capacité crânienne de l'australopithèque est légèrement inférieure (550 cm3, alors que celle d'Homo habilis est de 600 cm3), mais cependant bien adaptée à la masse corporelle de ces hominines dont la taille était de l'ordre de 135cm. La structure du crâne, proche de celle d'Homo habilis et de celle d'Homo erectus, conserve toutefois quelques caractéristiques propres aux pongidés (orang-outan). L'avantage de la bipédie était qu'elle permettait aux mains d'être libres pour attraper des objets tandis que les yeux pouvaient mieux examiner au-dessus des grandes herbes pour trouver des sources d'aliments possibles ou repérer des prédateurs. Les changements radicaux dans la morphologie sont survenus avant les australopithèques graciles évolués ; la structure du bassin et les pieds les distinguent à peine des hommes modernes. Les dents présentent aussi le même alignement avec des petites canines ; pourtant, l'évolution vers Paranthropus a donné naissance à une denture plus grande et plus robuste. Les australopithèques devaient faire face à un défi particulier en vivant dans la savane. Ils étaient les primates les plus lents à se déplacer de leur temps et beaucoup d'entre eux sont devenus la proie des carnivores (comme les lions et Dinofelis, aujourd'hui éteint). Les Australopithèques étaient assez petits pour la plupart, d'une taille comparable à celle d'un chimpanzé. Les Australopithèques vivaient dans les savanes, de milieux ouverts, où la marche debout était bien pratique pour surveiller les dangers, notamment les différents prédateurs. Ils se réfugiaient probablement dans les arbres en cas de danger. Les Australopithèques étaient omnivores. Ils se nourrissaient de baies, de graines, de racines, de petits animaux, et peut-être de charognes. Les Australopithèques ont disparu bien avant l'apparition de l'Homme de Cro-Magnon, notre ancêtre, mais ils ont côtoyé d'autres espèces d'hommes préhistoriques, comme Homo habilis, ou Homo rudolfensis.

 

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Liste des espèces

  • Australopithèque Anamensis
  • Australopithèque Afarensis

 

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